Cavité ayant abrité la Sainte ViergeCarrière sous le Couvent des Ursulines

Inscription de rue placée par l'IGCSous l'actuel couvent des Ursulines se trouve une très vieille carrière en piliers tournés. l'IGC a dut, au début du 19ème siècle, foncer dans la masse deux galeries de plusieurs dizaines de mètres de longueur pour la relier au réseau principal. Aujourd'hui le centre de cette carrière est occupé par un remarquable puits à eau avec ouverture en carrière ; de section ovale, maçonné, il demeurre un des plus imposant puits des Catacombes avec celui situé sous le théâtre de l'Odéon (5 mètres de diamètre).
La fondation du couvent des Ursulines dâte du début du 16ème siècle. Lors de la construction du couvent des Feuillants, des effondrements ont très vite rendu nécessaire la consolidation des terrains sous-minés ; il s'agissait d'anciennes carrières du 13ème siècle. Ceci fut fait en construisant d'imposants piliers de soutainements, encore parfaitement visibles. Mais le 9 septembre 1669, un nouveau fontis atteind la surface et provoqua l'écroulement de tout un secteur dans lequel des ouvriers oeuvraient ; fort heureusement, ceux-ci venaient de quiter les lieux. Devant l'évidence d'un tel miracle, les autorités religieuses estimèrent qu'il convenait de remercier la providence qui malgré tous ces accidents avait constamment épargné les vies humaines. Aussi fut-il décidé dès 1670 de porter dans les carrières une effigie de la Sainte-Vierge aux fins d'y être honorée chaque premier juillet pendant neuf ans ; elle fut amenée par la suite sous l'Obervatoire, puis remontée en surface.Ouverture au sein du puits maçonné
Puits en eauIci, les salles sont grandes et spacieuses, la" faible" hauteur du ciel de la carrière (2,5m) est due au remblaiement partiel des vides à l'aide d'une terre de surface précipitée dans un ancien puits. Il s'agit en fait d'un ancien puits de carrière utilisé comme décharge des années durant ; ainsi trouve t'on aujourd'hui, pêle-mêle, ossements d'animaux et débrits de vaisselle du 17ème siècle.
L'attention du visiteur est également attiré par la présence d'une petite niche surmontée d'une croix et d'une inscription noire " INRI " ; elle abritait très certainement une statuette de la Vierge lors des travaux de consolidation.
Autres curiosités, et là il faut se déplacer de quelques dizaines de mètres, c'est la présence de l'ancien front de taille des carrier ; il permet de se faire une idée sur la hauteur d'exploitation d'origine (4-5 mètres). En cet endroit le ciel de carrière est surmonté d'une multitude de petites stalactites.
J'attire enfin votre attention sur la dangerosité du puits à eau : certains blocs sont instables et une chute serait assurément fatale !