Escalier central du cabinet de Gambier-Major (sous la rue St-Jacques)Les cabinets minéralogiques

Sous la direction d'Héricart de Thury, alors responsable de l'IGC, certains conducteurs de travaux ou chefs d'ateliers construisirent de leur propre initiative des cabinets minéralogiques. L'un de ces cabinets, celui construit par Gambier-Major, subsiste rue Saint-Jacques (voir photos ci-contre). Celui de Gambier-Lapierre aux Catacombes a été détruit vers 1955, il en reste quelques vestiges dans les remblais. Ceux de Lhuillier, près de la rue d'Assas, et de Guérinet, près de l'avenue des Gobelins -réseau du 13éme-, existent toujours, mais sont remblayés. Ceux de Toudouze, avenue d'Italie, et Jubin, non-localisés, paraissent détruits.Double escalier du cabinet de Guérinet, sous l'av. des Gobelins

Ces cabinets minéralogiques consistaient en une salle maçonnée, le plus souvent quadrangulaire, autour de laquelle courait une banquette servant de présentoir aux curiosités géologiques du site. Au centre de la salle, un escalier fatice matérialisait la superposition des bancs calcaires du lieu. Chaque marche portait un échantillon. Le nom du banc était inscrit sur le devant de la marche. Sur le côté de l'escalier, un plan incliné portait le nom des formations géologiques. Cette photo noir et blanc d'un cabinet minéralogique, prise 80 ans après sa construction, illustre parfaitement ces explications.

Armand Viré au Cabinet minéralogique en 1900. On entraperçoit  les échantillons et les noms géologiques sur les marches ;  à droite on distingue  la banquette avec des roches et des crânes. Détail de la pierre sommitale (cabinet Gambier-Major) Cabinet rue St-Jacques