Les anciens abattoirs de Villejuif (13ème arrondissement)

Plan de surface de l'abattoir en 1839 ; cliquez sur les liens pour accéder aux soubassements en carrières.C'est sur la droite du boulevard de l'hôpital, peu après la Barrière d'Italie (actuelle Place d'Italie), que se trouvait les anciens abattoirs de Villejuif. Suite à la demande insistante des parisiens, NAPOLÉON 1er ordonne le 9 février 1810 la construction de cinq abattoirs qui ne deviendront opérationnels qu'en 1818 : · l'abattoir Miromesnil ou du Roule près du parc Monceau, · l'abattoir Rochechouart ou de Montmartre, · l'abattoir de Ménilmontant ou de Popincourt où s'effectueront les abattages rituels israélites, · l'abattoir d'Ivry ou de Villejuif près de la place d'Italie. Plus tard, deux tueries de porcs seront construites, une aux environs de l'actuelle rue Falguière, l'autre, rue du Château Landon. Deux préposés de police sont nommés pour chacun des cinq abattoirs. Ils sont contrôlés par trois "inspecteurs de boucherie" recrutés parmi les bouchers ou les fils de bouchers correspondant au corps des "bouchers jurés ou égards" de l'ancien régime. L'ensemble de ce personnel est placé sous l'autorité d'un inspecteur général des halles et marchés qui n'avait pas de compétence particulière en la matière. C'est en 1821 que le conseil de salubrité de la Seine demande au préfet de police de mettre en oeuvre un contrôle sur des bases plus scientifiques et d'en confier la responsabilité à des vétérinaires appelés alors experts vétérinaires de la préfecture de police qui deviendront les "artistes vétérinaires" de la préfecture de police.Galerie en carrière sous l'ancienne entrée principale de l'abattoir
L'abattoir de Villejuif sera construit sur des espaces sortant de la campagne ; le sol, complètement souminés par de "récentes" carrières souterraines à hagues et bourrages (exploitation sur parfois 2 niveaux), menaçait. Afin d'assoir les soubassements des futurs bâtiments, les autorités sécurisèrent en 1812-1813 ces vides d'exploitation. L'IGC entrepris ainsi un vaste plan de consolidation par piliers de soutainement et par comblement à l'aide de remblais ; des galeries d'inspection rectilignes, encore aujourd'hui praticables, furent aménagées. Des plaques indicatives furent placées en l'aplomb des bâtiments d'alors ; elles témoignent aujourd'hui des différentes parties de cet abattoir disparu [cliquez sur le plan réactif ci-dessus pour les visionner].

 

 

Fondoir Fondoir Grande cour Entrée principale bâtiment d'administration